Bonjour!

Bienvenue sur ce blogue dans lequel je vous propose des coups d'oeil éclectiques, au fil de mes humeurs et de mes occupations, des vignettes sur la société japonaise, une incitation au voyage virtuel, j'espère, mais aussi un outil d'adaptation pour ceux qui franchissent le pas et viennent nous retrouver ... à Nagoya!


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Jeudi 2 juillet 2009
Depuis début juin, la poste japonaise propose des articles de papeterie; papier à lettres, enveloppes etc....
A 180 yens on trouve parmi eux une carte bien sympathique représentant les boîtes aux lettres officielles des postes:



Bof, diront certains..... et en plus l'enveloppe n'est même pas fournie.

MAIS NON!!!!!! STOP! lisez la suite:

Les cartes en question sont customisées pour porter le nom de l'agence postale dans laquelle vous l'achèterez (pour ceux qui ne lisent pas les kanji, ce qui est écrit en blanc au-dessus du T à barre horizontale double qui est le sigle que l'on met devant le code postal lorsque l'on écrit une adresse).

Mignon, non?????
On pourra ainsi vous suivre à la trace!
Par Baiya - Publié dans : Vu dans ma ville - Communauté : Tout sur le Japon
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Mercredi 1 juillet 2009
Le rakkyô, 'allium chinense' ou 'scallion' en anglais, s'il est apparenté à l'aïl, a une odeur qui ne ressemble à rien de connu en France, je pense.
Vous en aviez déjà vu en fleurs l'année dernière.
Voici mon aïl doux de cette année:



et les rakkyô que je vais préparer en condiments vinaigrés-sucrés:
Il faut d'abord laver les gousses et couper les deux extrémités, éventuellement peler la première enveloppe:

Pour 1 kg de gousses:
Préparer une saumure en faisant fondre 150g de sel dans 700ml d'eau.
Faire macérer les rakkyô pendant deux semaines dans cette saumure en les gardant dans un endroit frais et sombre et en remuant le mélange régulièrement. La macération encourage la production d'un ferment lactique. Pendant la fermentation, les gousses vont d'abord s'amollir puis redevenir bien fermes.

Au bout de deux semaines, jeter la saumure et déssaler les gousses pendant une douzaine d'heures en changeant l'eau de temps en temps.
Egoutter.
Faire blanchir les gousses environ 10 secondes dans de l'eau bouillante. Egoutter et faire refroidir.
Pendant ce temps-là vous aurez préparé un sirop en faisant fondre 250g de sucre candi dans 150ml d'eau bouillante (pour que le sucre fonde complètement, il faudra refaire bouillir le mélange plusieurs fois). Une fois le sirop refroidi, y ajouter 350ml de vinaigre de riz à 4,5% au moins.
Couper en fines rondelles le piment séché.
Mettre les gousses dans des bocaux bien propres (de préférence stérilisés).
Saupoudrer des rondelles de piment séché. Puis verser dessus le sirop vinaigré avant de fermer hermétiquement:
Les rakkyô sont prêts à être consommer au bout d'une dizaine de jours, mais il vaut mieux attendre un petit mois!
Par Baiya - Publié dans : Cuisine - Communauté : voyages aux 4 coins du monde
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Mardi 30 juin 2009
J'aime acheter local et ça marche aussi pour les montures de lunettes:


A la station Obata, il y a un petit magasin, Megane Cat, dont le personnel est non seulement compétent mais extrêmement sympathique et dans lequel toutes les montures sont fabriquées dans LA préfecture japonaise spécialisée dans cette industrie (l'équivalent de la région de Morez en France):
la Préfecture de FUKUI, sur la mer du Japon. Megane Cat vendent exclusivement des montures créées par SabaeMeganeFactory.



En dépit de la rude concurrence chinoise, Fukui a fêté en 2005 le centième anniversaire de l'implantation de cette industrie dans la région qui monopolise 95% de la production lunettière nationale et se place parmi les trois grandes régions productrices de montures dans le monde (Italie, Japon, Corée, suivies par la France).


Au fait, le 1er octobre est, au Japon, le jour des lunettes. POURQUOI?

10-01
Mettez des points dans les zéros et vous avez ........
une monture de lunettes!
Par Baiya - Publié dans : Economie - Communauté : voyages aux 4 coins du monde
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Samedi 27 juin 2009
Chaque famille japonaise a son insigne ('kamon'), décliné en différentes versions et ainsi partagé avec d'autres clans.

 On retrouve cet insigne par exemple sur les kimonos de cérémonie des femmes de la famille et, bien sûr, sur la pierre tombale de la sépulture familiale.
C'est donc à l'occasion de la préparation de notre lieu de sépulture que j'ai appris que le nôtre représente un oxalis ('katabami' en japonais) transpercé par un sabre, le tout inscrit dans un cercle, 'maru-ni ken-katabami'. En fait, mes beaux-frères sont restés muets lorsque je leur ai demandé quel était l'insigne de la famille.... il le savait probablement, mais c'est ma belle-soeur qui a pu me donner le nom exact et surtout préciser le fait que ce n'est pas un oxalis simple.  Cela tombait bien nous étions dans le cimetière pour jeter un coup d'oeil à la concession funéraire et plusieurs familles à quelques tombes de là avait le même .....

En fait, on parle souvent des dix insignes les plus courants, qui représentent en majorité des fleurs, mais il y en aurait 241 déclinés en 5116 variations.

Comme beaucoup d'entre vous le savent, il y a en japonais des unités que l'on accole aux nombres pour compter les choses, en fonction de la forme de ces choses souvent. En ce qui concerne la superficie d'un terrain, on compte normalement en 'tsubo' ce qui fait environ 3,306 mètres carrés, soit approximativement deux tatami.
Dans la région du Kantô, la superficie d'une concession funéraire est évaluée en 'tsubo', mais dans le Kansaï, on nomme cette unité 'seichi' ou 'terre sacrée'. De plus pour un cimetière, un 'tsubo' ou  un 'seichi' ne fait qu'un demi-tatami, mais dans les grandes villes on trouve en majorité des carrés de 90cm de côté.
La nôtre sera un peu plus 'spacieuse', puisqu'elle fait 1,2m de côté!











































Par Baiya - Publié dans : Pratiques culturelles - Communauté : voyages aux 4 coins du monde
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Jeudi 25 juin 2009
Je me rends compte que je néglige ce blog.... mais pas mes petites plantes; ceci explique cela d'ailleurs. Je crois que je vais devoir engager un travailleur de force (bénévole ;)) pour arriver à dompter la Grande Jungle.

Il faudra quelqu'un à l'estomac bien accroché ..... ou sans fonction olfactive!

Car mon charmant voisin chapeauté a décidé de couvrir ENTIÈREMENT son champ de nattô..... et l'odeur ne perd rien de sa superbe; au contraire, il n'y a plus de bâche (trop grand) et les pluies sont en ce moment suivies de montée de températures intéressantes: un vrai climat équatorial!

Il y avait aussi les prunes de mon jardin (celui derrière la maison) qui demandaient que l'on s'occupe d'elles:

On dénoyaute, on pèse, on sucre, on écume et ça réduit rapidement à grand feu:
Et voilà, avec juste la pointe d'acidité qu'il faut, sans additifs ni conservateurs :


Par Baiya - Publié dans : Cuisine - Communauté : Détente et loisirs à gogo
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