Dimanche 22 novembre 2009
et qui réveillent la vigilance des conducteurs. Vous avez vu ces couloirs peints de couleurs vives? Dans la ville de Owari-asahi
qui jouxte mon quartier de Nagoya, ils sont très nombreux.
Cette mesure élaborée il y a quelques années est appliquée dans la préfecture d'Aichi depuis l'année dernière. Quand je me suis trouvée pour la première fois
lancée sur ces bandes rouges, je dois dire que j'ai eu un petit choc et j'ai pu me rendre compte par moi-même que le but de ralentir les véhicules est effectivement atteint. Ça fait un peu
marée noire d'hémoglobine mais enfin......
Notre préfecture détient depuis 2005 le triste record des accidents mortels de la route (276 morts en 2008 dont 7 enfants de moins de 15 ans) des accidents qui ont lieu principalement aux grands
carrefours sur les routes nationales et départementales.
Dans notre région, les trois couleurs utilisées sont donc le rouge, le bleu pour les deux degrés de vigilance requis sur route et le vert (surfaces empruntées par les piétons ou cyclistes).
Vous pouvez voir ici des exemples d'utilisation de la couleur pour la sécurité routière et
piétonnière, situés un peu partout au Japon et on se rend ainsi compte qu'il n'y pas d' uniformisation au niveau national; les couleurs utilisées restent les mêmes mais pas toujours aux
mêmes endroits ni dans exactement les mêmes buts.
Par Baiya
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Publié dans : Vu dans ma ville
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Vendredi 13 novembre 2009
Ce n'est pas Y-M-C-A mais I-U-J....les
nouveaux refrains à la mode parmi les futurs diplômés qui ont commencé à chercher du travail (en général au début du second semestre de l'avant-dernière année de cursus; soit en troisème année
pour la grande majorité des étudiants de fac).
Les sites internet sur lesquels ils s'inscrivent leur proposent une foule de renseignements allant de la manière de remplir leur fiche de postulant, aux annales des examens
d'embauche, des sujets potentiels abordés lors des entretiens à la nuance de rouge à lèvres favorisé par les examinateurs.
On y trouve aussi ces rubriques aux appellations sibylliques:
I-turn...
J-turn... U-turn...
Le dernier, qui désigne normalement le demi-tour sur route, servira certainement de clef pour comprendre les autres.
Ces trois termes évoquent tous un mouvement entre les régions d'origine des postulants et leurs futures affectations professionnelles. Plus particulièrement
ils décrivent un phénomène plutôt récent: le fait que beaucoup de jeunes diplômés choisissent soit directement après la sortie de l'université soit un peu plus tard de quitter les grandes villes,
lieu 'historiquement' favori de la recherche d'emploi puisqu'aussi celui où ils ont fait leurs études.
En optant pour un I-turn, J-turn ou
U-turn, on cherche avant tout un emploi en province de manière à moins souffrir du
stress et du style de vie étriqué subi dans les mégapoles.
Celui qui choisit le I-turn est peut-être le plus grand aventurier des trois car il se lance dans
un trajet en ligne droite de sa province d'origine vers la recherche d'un travail dans une autre région où il n'a aucune attache particulière.
Le J-turn évoque un départ de sa région pour des études dans une grande ville par exemple, puis un
retour qui s'opère vers la même région mais pas sa ville ou son village d'origine.
Par contraste le U-turn est un J-turn achevé puisque la personne revient à son point
d'origine!
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