Comptes de saison

Publié le 22 Septembre 2009

La silver week, malgré mon idée que, rare, elle devrait porter le nom de 'golden', tient en partie son appellation du jour férié dédié au seniors qui en fait partie.
Profitant de la fête du 21 septembre, le ministère des affaires générales japonais a annoncé qu'il y avait 28,98 millions de personnes âgées de plus de 65 ans au Japon, un chiffre record depuis que l'on a commencé en 1950 à compiler ces statistiques: cela constitue 22,7% de la population et une hausse de 0,6% par rapport à l'année dernière. 


Il a été confirmé qu'une  femme sur quatre a maintenant plus de 65 ans. Le nombre de personnes dépassant 70 et 80 ans respectivement est également en constante augmentation. On a pu également noter que 36,7% des foyers japonais comptent au moins une personne de plus de 65 ans,  4,14 millions vivant seules, une multiplication par 4,2 en 10 ans.  

(référence: première page du Chunichi Shinbun du 21 septembre)


La vieillesse pose ses problèmes, mais il y en a qui n'atteindront jamais ces âges respectables: ce sont les enfants victimes de sévices. J'ai déjà eu l'occasion de parler de ce problème et aujourd'hui, toujours dans le Chunichi, il y a un article qui expose les résultats d'enquêtes faites auprès des bureaux de l'assistance sociale pendant les mois d'avril à juin 2008. Pendant ces trois mois, ces centres de consultation ont enregistré 8108 cas avérés de maltraitances et sévices sur jeunes de moins de 18 ans et parmi eux, 129 cas sont d'une violence qui aurait pu occasionner la mort, nous dit le rapport. C'est la première fois que ces services font plus que chiffrer la maltraitance pour en évaluer la gravité.

Les 129 cas les plus graves se répartissent ainsi:
89 cas de violences physiques, dont 20 cas de viols;
40 cas de privation (nourriture, attention).
77 jeunes ont été les victimes de leur propre mère, 32 de leur père.

Un point plutôt  positif pour les services d'aide à l'enfance est la rapidité avec laquelle les problèmes ont pu être décelés, puisque la durée de la maltraitance était évaluée à moins d'un mois pour 49 cas, entre un et 3 mois pour 20 cas, toujours trop bien sûr; et pour 9 jeunes le calvaire avait duré plus de 3 ans.

(référence: p.21 du Chunichi Shinbun du 22 septembre)

Rédigé par Baiya

Publié dans #Une société qui change!

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