La flamme olympique a achevé son séjour au Japon, étape entre l'Australie et la Corée du Sud, avec un relais de 18,7km traversant la ville de
Nagano, site des Jeux Olympiques d'hiver de 1998.
(photo du journal Chunichi du 26 avril)
80 coureurs protégés par 3500 policiers ont réussi à terminer le parcours de 4 heures qui n'a pas manqué d'être perturbé comme un peu partout où
la flamme est passée depuis le début de son périple.
La préfecture de Nagano est mitoyenne de notre préfecture et le week-end dernier des associations pacifiques pro-tibétaines avaient organisé des manifestations à Nagoya qui, comme je vous l'avais
dit à l'occasion d'un billet sur mon quartier abrite l'unique temple tibétain du Japon Chan Ban Rin.
Le Japon avait refusé la massive présence des fameux gardes chinois, peu appréciée à Paris. Néanmoins, il y avait quand même deux Chinois juste derrière chaque
porteur successif de la flamme durant le relais. Mais on ne les appelle plus 'garde' ....... mais, emprunté à l'anglais, 'flame attendant', un bel
euphémisme certainement mais qui, combiné à leur tout petit nombre, devrait suffir à calmer les esprits.
'Flame attendant' est écrit en katakana et le mot 'attendant' lui-même utilisé en japonais fait plutôt penser
à ces jeunes femmes que l'on trouve à l'occasion d'événements tels les Salons de l'Automobile ou qui se charge de fournir des informations lors d'événements variés. Une image commodément pacifique
évoquée par un mot qui a l'avantage de ne pas galvauder le terme japonais qui désigne normalement la 'flamme olympique': sei-ka, 聖火, ou 'feu sacré'.
Ecologie rimerait au Japon avec 'romaji'
ou en tout cas l'importation de tout un jargon anglophone.
Au tout début de ce blog, je vous avais parlé de 'my-basket' et 'No-fukuro-day'. Voulant constituer un dossier pour mes étudiants sur les
nouvelles pratiques écologiques domestiques, je suis aussi passée par 'eco-station', 'eco-card', 'point-shiki' (système de points' ), ces trois derniers termes étant étroitement liés, car il
s'agit d'une nouvelle forme d'incitation au tri sélectif dans la préfecture voisine de MIE.
Là-bas avec la collaboration du centre ('center') de collecte des vieux papiers ('koshi-center') et de la coopérative agricole locale, on a mis sur place une 'eco-card' sur laquelle on
accumule des points à chaque fois que l'on fait preuve de civisme en se rendant à l'eco-station'. 500 points sur la carte donne droit à un bon d'achat de 500 yen à la coopérative. Cette
initiative est particulièrement destinée à la collecte d'huile de friture usée.
Les personnes qui ont déjà fait de la friture au Japon se sont certainement posé la question de la manière de se débarasser de l'huile de la façon la moins polluante possible. On vend dans le
commerce des produits qui versés dans l'huile la font coaguler, ce qui permet ensuite de la jeter plus facilement (sacs poubelles verts à Nagoya). A la nouvelle 'eco-station' de la ville de
Yokkaichi, on peut apporter son huile telle quelle dans une bouteille en plastique et la mettre dans des bacs dédiés. Je ne sais pas si c'est vraiment une révolution .... peut-être pour les
personnes qui habitent près de l'eco-station'!
Mais ce petit exposé devrait vous permettre de trouver les trois mots (anglais) auxquels font référence les 3-R qui constituent les règles de bases du civisme écologique (ne trichez pas... tout doit venir de vos petites cellules grises!).
La réponse est .......................
Un bon point d'or à Mimi: "recycle"
Un bon point d'argent à Myriam: "re-use"
et le troisième larron, c'est : "reduce"
En fait les théoréticiens de la décroissance ont sélectionné 8 R pour résumer la partie 'développement durable' de
leur pensée. Si cela vous intéresse, un des penseurs français de la décroissance, Serge LATOUCHE est interviewé dans le magazine "Idées" sur Radio France Internationale pour son dernier livre: Petit traité de la décroissance sereine.