C'est officiel: on y est en plein. Et ça explique les petites attentions dont j'ai
parlé dans l'article précédent...
Depuis 1905, le Bureau Japonais des Statistiques enregistre les données concernant la population de l'archipel. Il a annoncé le 21 mars 2008 que, pour la première fois, le Japon
était entré en phase de décroissance démographique, avec le nombre des décés dépassant celui des naissances de 2000 personnes (données au premier octobre 2007).
En fait le Ministère de la Santé, de l'emploi et de la Protection sociale avait pour la première fois enregistré une fluctuation à la baisse de la population en 2005, avec une perte totale
de 4300 personnes. Mais les mouvements étaient repartis à la hausse les deux années suivantes. Les chiffres actuels prouvent malheureusement que la population japonaise est bien rentrée dans une
phase de dénatalité associée à un vieillissement de la population: c'est ce qu'on appelle le crash démographique (il y a une formule bien compacte pour décrire le phénomène en japonais: shôshi-kôrei-ka 少子高齢化).
Entre octobre 2006 et octobre 2007, il y a eu 111 000 naissances (11000 de plus que l'année précédente) et 113 000 décés. Pendant la même période, la population totale a en fait
augmenté (127 770 000 habitants), mais ce sont les étrangers (une augmentation de 71 000 personnes) qui sont responsables de cette hausse, le nombre de Japonais dans cette
population ayant diminué de 69 000 personnes (il y a 126 850 000 personnes de nationalité japonaise). Les moins de 14 ans constituent 13,5% de la population (en baisse de 0,1%) et les plus
de 65 ans 21,5% (en hausse de 0,7%).
Par Baiya
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Ecologie rimerait au Japon avec 'romaji'
ou en tout cas l'importation de tout un jargon anglophone.
Au tout début de ce blog, je vous avais parlé de 'my-basket' et 'No-fukuro-day'. Voulant constituer un dossier pour mes étudiants sur les
nouvelles pratiques écologiques domestiques, je suis aussi passée par 'eco-station', 'eco-card', 'point-shiki' (système de points' ), ces trois derniers termes étant étroitement liés, car il
s'agit d'une nouvelle forme d'incitation au tri sélectif dans la préfecture voisine de MIE.
Là-bas avec la collaboration du centre ('center') de collecte des vieux papiers ('koshi-center') et de la coopérative agricole locale, on a mis sur place une 'eco-card' sur laquelle on
accumule des points à chaque fois que l'on fait preuve de civisme en se rendant à l'eco-station'. 500 points sur la carte donne droit à un bon d'achat de 500 yen à la coopérative. Cette
initiative est particulièrement destinée à la collecte d'huile de friture usée.
Les personnes qui ont déjà fait de la friture au Japon se sont certainement posé la question de la manière de se débarasser de l'huile de la façon la moins polluante possible. On vend dans le
commerce des produits qui versés dans l'huile la font coaguler, ce qui permet ensuite de la jeter plus facilement (sacs poubelles verts à Nagoya). A la nouvelle 'eco-station' de la ville de
Yokkaichi, on peut apporter son huile telle quelle dans une bouteille en plastique et la mettre dans des bacs dédiés. Je ne sais pas si c'est vraiment une révolution .... peut-être pour les
personnes qui habitent près de l'eco-station'!
Mais ce petit exposé devrait vous permettre de trouver les trois mots (anglais) auxquels font référence les 3-R qui constituent les règles de bases du civisme écologique (ne trichez pas... tout doit venir de vos petites cellules grises!).
La réponse est .......................
Un bon point d'or à Mimi: "recycle"
Un bon point d'argent à Myriam: "re-use"
et le troisième larron, c'est : "reduce"
En fait les théoréticiens de la décroissance ont sélectionné 8 R pour résumer la partie 'développement durable' de
leur pensée. Si cela vous intéresse, un des penseurs français de la décroissance, Serge LATOUCHE est interviewé dans le magazine "Idées" sur Radio France Internationale pour son dernier livre: Petit traité de la décroissance sereine.
Par Baiya
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