Bonjour!

Bienvenue sur ce blogue dans lequel je vous propose des coups d'oeil éclectiques, au fil de mes humeurs et de mes occupations, des vignettes sur la société japonaise, une incitation au voyage virtuel, j'espère, mais aussi un outil d'adaptation pour ceux qui franchissent le pas et viennent nous retrouver ... à Nagoya!


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Le savez-vous?

Jeudi 27 mars 2008
Quand on vit au Japon, il devient vite évident que le consommateur-roi peut obtenir n'importe quel service, n'importe quand et pratiquement n'importe où.

Les convenience stores ouverts 24h sur 24, les grandes surfaces ouvertes de 9h00 à 23h00 (AEON par exemple)... j'ai un dentiste à côté de chez moi qui est ouvert tous les jours que Dieu fait (mais pas la nuit quand même...); il y a les baby hôtels qui prennent les enfants à garder quelque soit l'heure..... on en viendrait presqu'à s'étonner que le shinkansen ne circule pas toute la nuit!
Mais les coiffeurs, eux, sont souvent fermés au moins une fois par semaine!...sinon deux de temps à autre.

(photo du Chunichi du 14 mars)
Au niveau national, le lundi est le jour de fermeture le plus couramment adopté par les coiffeurs. Dans la région de Nagoya, ce n'est pas le cas. C'est le mardi que les coiffeurs font relâche et, dans ce cas,  ils rajoutent un lundi deux fois par semaine .
Mais pourquoi donc un jour de relâche dans ce secteur des services qui devrait par définition être à la disposition des clients? Un excellent article du Chunichi du 24 mars  nous donne la réponse:
cela serait dû à l'adoption en 1946 d'un jour de relâche des services de distribution de l'électricité. 
     
 En  effet, le Japon, exsangue, ne pouvait fabriquer suffisamment d'électricité pour alimenter tout le pays 7 jours sur 7, donc la décision a été prise d'instituer un jour de relâche, différent selon les corporations et les régions. En ce qui concerne les coiffeurs du Chubu, notre région, ce jour était le mardi et l'est resté.
Certains salons essaient de rompre un peu  avec la rigidité de cette organisation, mais ils ne sont pas légion (d'ailleurs un coiffeur qui serait ouvert systématiquement alors que ses collègues ne le sont pas serait certainement mal vu de la corporation).
Il vaut mieux ne pas avoir besoin d'un changement urgent de tête en début de semaine!
Par Baiya
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Jeudi 10 avril 2008
Les oeufs crus sont consommés avec délice par la plupart des Japonais, tout simplement cassé sur un bol de riz brûlant le matin et mélangé rapidement avec un filet de sauce de soja;  posé sur un plat de nouilles fumantes;  l'oeuf cru encore, dans lequel on trempe les ingrédients du suki-yaki avant de les faire glisser dans la bouche....

A côté de l'oeuf de poule ordinaire on trouve dans tous les supermarchés japonais des oeufs de
caille et la raison pour laquelle je veux vous parler de ce produit est que la ville de Toyohashi, port du Pacifique situé à environ 70kms à l'est de Nagoya, est, avec 60% de la production d'oeufs de caille japonais, extrêmement renommée dans ce domaine.

En fait, le secteur était sorti complètement sinistré de la seconde guerre mondiale car la plupart des oiseaux du pays avaient péris et cette place hors pair n'a été atteinte par Toyohashi que grâce à la volonté et la persévérance de
l'association locale des producteurs d 'oeufs de caille .  Selon un article du Chunichi Shinbun du 29 mars, ils firent appel à des éleveurs de Tokyo qui avaient préservé des cailles comme animaux domestiques et purent ainsi obtenir des oeufs dont les portées servirent à repeupler les élevages actuels.

La filière qui, comme toutes les productions agricoles, a souffert de la hausse des prix des carburants et de la concurrence des produits chinois importés a, elle aussi,  connu une embellie au début de cette année à cause de (grâce à???...)  l'affaire des gyoza contaminés aux substances agricoles chimiques. Elle profite en particulier d'une demande accrue de la part des municipalités, en charge de la restauration scolaire. Les oeufs de caille chinois sont importés cuits et dans les supermarchés on trouve à côté des oeufs de caille frais des oeufs cuits, généralement conditionnés en sachet plastique, conservés dans un liquide. On trouve aussi les oeufs cuits au rayon des conserves. Vous pourrez vous assurer ainsi de leur provenance.

Si vous passez par Toyohashi ou sa région, ne manquez pas de vous arrêter dans un des nombreux restaurants qui ont dans leurs menus différents plats proposant des oeufs de cailles frais, dont une des caractéristiques est sa saveur sucrée et une teneur en vitamine B1 largement supérieure à celle des oeufs de poule.
Par Baiya
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Lundi 2 juin 2008
En japonais on parle de 'kô-sui-kakuritsu', 'kô-sui'  signifiant les précipitations d'eau mais englobant la pluie, la neige et la grêle. Les possibilités de précipitations traduites en pourcentages apparaissent sur les cartes des prévisions météo, exprimées en fonction de tranches horaires de 6 heures chacune pour la journée en cours et jusqu'au lendemain; par journée de 24 heures à partir du surlendemain et pour la semaine qui suit.
C'est depuis le 1er juin 1980 que l'agence météorologique nationale publie ces probabilités chiffrées. Au début, elles ne concernaient que Tokyo et sa région et maintenant englobent tout le territoire national grâce aux relevés provenant de 56 stations météo et arrêtés à 17h00 pour la période de 24 heures commençant à 18h00 ce même jour.
Et si l'on en croit l'article à ce sujet publié par le journal Nikkei (24 mai 2008 - supplément du samedi), et bien, ces prévisions sont plutôt fiables!....avec évidemment un taux de réalisation d'autant plus élevé que le taux estimé était élevé...


Comparaison entre les pourcentages annoncés et la réalité des précipitations
pourcentage annoncé
 de précipitations
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
pourcentage réel
de précipitations
0,1% 1,6% 6,7% 16,5% 30,3% 44% 64,4% 76,8% 87,9% 93,9% 97,9%

Par contre ces chiffres ne donnent pas d'indications quand à la force ou la quantité des précipitations. A vous de choisir une légère protection pliante et microscopique ou le parapluie blindé!
Par Baiya
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Lundi 16 juin 2008

Le 25 mai de cette année, le premier Bulgare dans l'histoire a gagné le tournoi de sumo de Tokyo. A 25 ans et 6 ans après avoir commencé sa carrière, Kotoôshû  Katsunori devenait du même coup une figure historique, car il est aussi le premier Européen et le 7ème étranger à obtenir un tel résultat; il rejoint ainsi les rangs des lutteurs Hawaïens et Mongoles.








Cette nouvelle, rangée dans un coin de
mon cerveau, a fait que j'ai lu avec intérêt un article en première page de l'édition du soir du Chunichi du vendredi 13 juin.
En effet, on y parle d'un lieu de culte orthodoxe à Toyohashi, l'église St Haristos qui aura bientôt 100ans. Cette église se trouve à Toyohashi (la photo ci-dessous est tirée de ce
site).


Le diocèse du Japon de l'ouest compte une douzaine d'églises auxquelles s'ajoutent quelques missions locales.
Nagoya possède son église de confession orthodoxe près de la station de métro de Kawana. Elle est en praticulier fréquentée par des étudiants originaires des Balkans ou de Russie qui sont de passage dans les nombreuses universités du quartier. Le bâtiment actuel est relativement récent mais l'installation de la mission orthodoxe de Nagoya remonte à 1874 et pendant les années de la guerre russo-japonaise, un de ses prêtres était particulièrement assidu auprès des prisonniers russes des camps disséminés dans la ville.
Par Baiya
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Mercredi 9 juillet 2008
C'est ce qu'on appelle les 'ankake-supa': 'supa' le petit nom des spaghetti et 'ankake' pour cette sauce épaisse, aux goûts variés, qui est souvent représentatif de l'interprétation japonaise de beaucoup de plats chinois.

Cette manière d'accomoder de très gros spaghetti est originaire de Nagoya comme le rappelle un
article du Chunichi du 7 juillet dernier. Deux restaurants se disputent la primeure depuis les années 60, deux restaurants qui sont en fait liés par leur histoire, le fondateur de l'un d'eux (YOKOI, à Sakae, photo de droite) ayant d'abord été un associé du  patron de l'autre bistrot (SOORE, également à Sakae, photo de gauche).

Au début ce plat ne s'appelait pas 'ankake-supa' ; c'est dans les années 80 que ce nom a commencé à être utilisé alors qu'étaient devenus populaires les 'ankake-udon' autrement dit ces grosses nouilles japonaises nappées d'une sauce épaisse au goût chinois.

Les 'ankake-supa' ont été créés pour utiliser des spaghetti de 2,2mm de diamètre, une variété qui ne se vendait pas bien et la sauce qui les recouvre est à la base une sauce à base de fond de viande, de tomate et d'une variété d'autres ingrédients (sur la photo on voit l'interprétation 'Milanaise' des deux restaurants), le tout épaissi, bref le plat idéal pour assouvir à peu de frais la faim des salariés pressés et des étudiants au budget serré.

Par Baiya
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