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Présentation

Bonjour!

Bienvenue sur ce blog dans lequel je vous propose des coups d'oeil éclectiques, au fil de mes humeurs et de mes occupations, des vignettes sur la société japonaise, une incitation au voyage virtuel, j'espère, mais aussi un outil d'adaptation pour ceux qui franchissent le pas et viennent nous retrouver ... à Nagoya! 

 

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Nagoya Walkathon 2008

le 17 ème Walkathon aura lieu le 18 mai dans le parc du Château de Nagoya.
Cet événement annuel a permis de réunir 7,5 millions de yens rien que lors de
 sa tenue l'année dernière, une somme distribuée à différentes organisations
caritatives locales.
Vous êtes invités à participer!
La participation coûte 2000 yens par adulte et vous donne droit à un T-Shirt
dédié et un billet de loterie
.Pour tous ceux que le sport effraie, rassurez-vous;
le Walkathon est comme son nom l'indique une grande marche organisée dans le parc,
agrémentée de ventes de boissons et autres friandises ainsi que d'un show
Pour tous renseignements:
consultez le
site ou contactez-moi!


Vendredi 2 mai 2008
Le billet sur le beurre ayant donné lieu à l'évocation d'une pratique de naguère, celle de la collecte de la peau du lait que l'on a fait bouillir, pour l'utiliser dans la confection de petits gâteaux, je mets ici, spécialement pour Shizuka, tout d'abord la photo de la Bible culinaire dont nous avons parlé:

Et la recette:

Gâteaux à la crème cuite

125g de crème de lait cuit
125g de sucre
125g de farine
un peu de vanille

Mélanger le tout. Parfumer à la vanille. Faire de petits tas assez espacés sur plaque beurrée. Laisser dorer sur le pourtour, à four chaud, environ 10mns. Gâteaux économiques, se conservant très bien.

J'aime beaucoup cette dernière petite phrase tellement dans le ton des conseils à la ménagère avisée de 'Je sais cuisiner'.

Je rajoute aujourd'hui ces quelques phrases, pour expliquer dans quelles conditions on peut ramasser la crème du lait (autrement dit la peau du lait que l'on a fait bouillir et qui s'est formée à la surface) car cela peut sembler très exotique aux plus jeunes et surtout à ceux qui n'ont jamais acheté de lait cru.

Dans notre cas, nous habitions à Madagascar, après la révolution du début des années 70 et notre maison se trouvait au milieu d'une petite communauté d'habitations de Malgaches dont un avait une vache. Ma mère avait donc passé un accord avec cette personne pour qu'elle nous fournisse du lait frais. Pour conserver le lait cru et aussi pour éliminer certaines bactéries, elle le faisait bouillir. Certainement que des souvenirs propres à son enfance ont alors ressurgis et ma mère collectait donc pendant une semaine la crème du lait pour nous faire de petits gâteaux pendant le week-end... comme la maman de Shizuka et la grand-mère d'Axxo!
par Baiya publié dans : Cuisine communauté : Détente et loisirs à gogo
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Jeudi 1 mai 2008
Oyez, oyez! ....vous allez peut-être retrouver votre favori du matin; j'ai nommé le beurre qui avait plus ou moins disparu des rayons de nos supermarchés, ou dont la présence sporadique était éclipsée par la multiplication soudaine des variétés de margarine, aux goûts et vertus toutes plus  alléchantes  les unes que les autres.

Celles à l 'huile de carthame:

Celles à la teneur en cholestérol 8 fois inférieure à celle du beurre:

Celles au lait de soja:


et j'en passe: des au goût de beurre fondu, au chocolat, enrichies ou non en beurre, à l'huile de maïs, à celle d'olive................ on en a le tournis, mais le portefeuille lui n'y voit pas de grands avantages puisque maintenant la margarine est largement au prix auquel était le beurre avant qu'il ne devienne une denrée rare et donc TRES chère.

Le gouvernement, qui a réussi à récupérer la taxe sur l'essence
, a généreusement pris la décision  de demander aux quatres plus grands manufacteurs de produits laitiers de l'archipel de mettre sur le marché une partie de leurs stocks d'urgence et de leur permettre également d'augmenter les quantités de beurre achetées à l'étranger.
Préparez donc vos filets pour vous  jeter sur une ou plusieurs des 1 150 000 plaquettes de 200g de beurre qui vont ainsi être libérées!




 
par Baiya publié dans : Cuisine communauté : Tout sur le Japon
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Lundi 7 avril 2008
de produits au thé vert...une blogueuse de Tokyo que beaucoup auront reconnue bien sûr ;), j'ai trouvé aujourd'hui ceci:


A gauche le "sakura-tôfu" et à droite le "matcha-tôfu". En fait il s'agit de produits à base de lait de soja parfumé au sakura ou au matcha, mais c'est un tôfu sucré qui se mange nappé d'un petit coulis de haricots azuki. Et ce n'est pas mauvais du tout!

par Baiya publié dans : Cuisine communauté : Expatrie(e)s
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Jeudi 3 avril 2008
On commence à trouver des pousses de bambous fraiches dans les commerces, encore chères cependant....

Celles-ci venaient de l'île de Kyushu!

Comment les préparer: normalement on les fait bouillir dans une grande quantité d'eau additionnée de "nuka" (son de riz) et d'un piment oiseau séché. Pas difficile, mais un peu ennuyeux au niveau du nettoyage (à cause du son de riz).

Il y a quelques jours j'ai vu à la télévision un cuisinier japonais qui proposait de ne pas s'embarasser de tout ça et de tout simplement les faire cuire dans de l'eau salée. Excellente idée, n'est-ce pas?

Tout d'abord il faut couper à un tiers environ la pointe des pousses de bambous puis les inciser dans la pointe:


Les placer dans un grand fait-tout d'eau salée et bouillante et les faire cuire environ une demi-heure (le cuisinier en question avait dit un quart d'heure; j'ai prolongé la cuisson. Vérifier la cuisson avec une pique...il faut qu'elle rentre sans problème dans la pousse de bambou).

Egoutter et laisser un peu refroidir avant de dépiauter les pousses de bambou à partir de l'incision qui a été faite.  Puis les couper ou les émincer en fonction de l'usage que l'on veut en faire.


C'était très bon sauf....qu'il restait une petite pointe d'amertume (mais pas désagréable) que le son de riz est censé enlever. Pour les manger en sashimi, avec sauce de soja ou mayonnaise, ou mijotées, sautées......

par Baiya publié dans : Cuisine communauté : Tout sur le Japon
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Mercredi 2 avril 2008
C'est l'excellente Sophie qui m'a inspirée, encore une fois! Car aujourd'hui je voudrais vous proposer ma recette de "kinpira gobô". Ce terme de kinpira vient du nom d'un personnage de légende renommé pour sa force herculéenne. En effet ce plat est censé être très énergétique.

En ce moment on trouve des "shin" gobô dans les supermarchés (autrement dit du gobô nouveau....). Il se reconnaît à la couleur de sa peau, encore claire (sur la photo, il n' a pas été lavé).



Il y a une petite histoire pour enfants dans laquelle on trouve trois protagonistes, tous des légumes dont on consomme la racine: la carotte, le daikon et le gobô. Ces trois là avaient  autrefois la même couleur extérieure. Un jour qu'ils étaient partis en voyage, après une longue journée ils s'arrêtèrent pour se reposer. Quoi de mieux qu'un bon bain très chaud comme seuls peuvent l'être les bains japonais!
Mademoiselle carotte y rentra en premier. Monsieur gobô y trempa un bout de son anatomie....et en sortit aussi rapidement qu'il y était entré sans prendre le risque de se décrotter; monsieur daikon lui, prit le temps de bien se débarbouiller et acquit une belle couleur blanche....et mademoiselle carotte, enthousiasmée par le bien-être qu'elle éprouvait y resta ...un peu trop longtemps, d'où son teint fleuri.


Mais revenons à ma recette:

Pour les trois gobô de la photo, une petite carotte, de l'huile ordinaire (4 ou 5 cuillères à soupe)  et de l'huile de sésame (2 cuillères à soupe), un piment oiseau séché (si on aime) coupé en fine rondelles, du sucre (5 cuillères à soupe) du sake (5 cuillères à soupe) et de la sauce de soja (7 cuillères à soupe).

Il faut émincer très finement la carotte et les gobô; ces derniers une fois coupés en fines lanières seront trempés 5 minutes dans un bol d'eau additionnée d'une cuillère à soupe de vinaigre, puis rincés et égouttés.



Mettre les huiles dans une poêle, faire chauffer à feu vif et y faire revenir carotte et gobô (avec le piment oiseau).


Lorsque les légumes sont devenus souples, ajouter l'assaisonnement, sucre, sake, sauce de soja, mélanger, couvrir et cuire environ un quart d'heure à feu moyen jusqu'à ce que les légumes soient tendres et qu'ils aient absorbé les liquides.



Ce n'est pas un plat à proprement dit mais plutôt un accompagnement froid au riz et à une viande par exemple, car c'est assez salé et on ne peut en manger beaucoup. Ici je n'ai pas utilisé de piment oiseau. On peut saupoudrer de graines de sésame pour servir.
par Baiya publié dans : Cuisine communauté : Tout sur le Japon
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