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De passage...

Bonjour!

Bienvenue sur ce blogue dans lequel je vous propose des coups d'oeil éclectiques, au fil de mes humeurs et de mes occupations, des vignettes sur la société japonaise, une incitation au voyage virtuel, j'espère, mais aussi un outil d'adaptation pour ceux qui franchissent le pas et viennent nous retrouver ... à Nagoya!

 

 

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 23:58
Amis, famille proche et moins proche.... 2008 a  été  l'occasion de rencontres nombreuses avec le cancer, cette maladie qui nous effraie encore et à juste titre, ne serait-ce que parceque ses aspects sont multiples et ses évolutions souvent imprévisibles.
Pas étonnant que j'ai été particulièrement intéressée par les résultats d'une enquête conduite par l'Université de Tokyo auprès de 1138 malades et personnels soignants concernés. 

19% des médecins et 30% du personnel soignant y exprimaient leur opinion que le but des soins devait être de se battre jusqu'à la limite de leurs moyens contre la maladie.

Bien, pas d'acharnement thérapeutique au Japon me direz-vous.....

Le gros problème c'est que face à la même question 81% des patients estiment que la chose la plus importante pour eux est que leur soit proposé le maximum pour faire face à la maladie. C'est au niveau du sentiment concernant ce qui a été accompli que la dissonance est criante.


Les unités de soins palliatifs sont appelées 'hospices' au Japon et l' enquête posait aussi des questions concernant  l'efficacité des soins en fin de vie. Encore une fois, un gros écart était enregistré entre les patients dont 92% disaient souhaiter pouvoir penser que le maximum avait été fait, alors que seulement 51% des médecins et 57% du personnel soignant pensait que cela était une des choses les plus importantes. 

Le rapport de l'enquête conclut quand même que malades et personnel soignant partagent des opinions similaires concernant le traitement de la douleur (l'éviter au maximum) et la possibilité de passer les derniers moments de la vie avec sa famille. 
 

Fossé énorme et symptomatique donc de la manière dont on est pris en charge par le système de soins japonais, soit dit en passant très performant au niveau purement technique.  Quand on passe le seuil d'un établissement hospitalier, on devient des enveloppes de chair déshumanisées sur lesquelles certaines interventions mécaniques seront effectuées dans la mesure du possible... et le plus souvent, bien.

Point. 

Il vaut mieux de pas encombrer les statistiques avec des résultats négatifs. On opère et on vous met dehors avant qu'il n'y ait trop de détériorations.

A la décharge des médecins des grands hôpitaux, des emplois du temps tellement épuisants qu'ils n'ont pas le temps de faire des recherches pour traiter au cas par cas des symptômes inconnus.
Egalement, un retard considérable en ce qui concerne l'entrée des nouvelles molécules dans la panoplie médicamenteuse homologuée. Certains médecins peuvent proposer des traitements utilisant de nouveaux protocoles non approuvés par l'agence de sécurité sanitaire, mais alors ils sont entièrement à la charge des patients.
Enfin, il ne faut pas oublier que les étudiants en médecine ne reçoivent aucune formation pour faire face aux besoins psychologiques des patients.


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commentaires

ariana lamento 18/01/2009 04:38

curieux, j'aurais pense que la recherche aurait plus d'importance la-bas.Quelle maladie desarmante, n'est-ce pas?

Marie en Arizona 16/01/2009 21:32

J'aimerai bien que la même enquête soit menée en France. je ne suis pas sûre que les réponses soient si différentes, (en suposant quelles soient sincères).

Baiya:0091: 18/01/2009 00:16


Ce que tu as mis entre parenthèses est THE point!


Hélène 16/01/2009 12:08

BRRRRRRRR.....

Baiya:0091: 18/01/2009 00:17


Oui...mais au moins ils disent ce qu'ils pensent!