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De passage...

Bonjour!

Bienvenue sur ce blogue dans lequel je vous propose des coups d'oeil éclectiques, au fil de mes humeurs et de mes occupations, des vignettes sur la société japonaise, une incitation au voyage virtuel, j'espère, mais aussi un outil d'adaptation pour ceux qui franchissent le pas et viennent nous retrouver ... à Nagoya!

 

 

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 11:37
En réponse à Azalées et pour revenir au billet précédent qui vous parlait des graines de sésame que nous avions récoltées à l'automne dernier, je n'ai malheureusement pas de photos à vous montrer...mais vous trouverez un excellent compte-rendu ici.
Le moment de la récolte est assez délicat car comme vous le verrez sur les photos, les gousses s'alignent le long des tiges et elles s'ouvrent tout d'un coup laissant échapper leur précieux contenu. Il faut donc les couper à la base juste avant qu'elles ne s'ouvrent, mais pas trop tôt sinon les graines à l'intérieur ne seront pas mûres. La première année, nous nous étions laissé prendre et avions ainsi perdu beaucoup de graines, mais l'année dernière nous avons coupé les tiges au fur et à mesure de la progression vers la maturité. Après nous les avons fait séchées au sec quelques jours et ensuite, il a suffi d'attendre que les gousses s'ouvrent d'elles-mêmes pour récolter les graines.
Le sésame est très facile à cultiver; il faut cependant qu'il fasse assez chaud. Le site dont je vous ai donné le lien présente une exploitation de Kagoshima dans l'île de Kyushu, première région productrice de sésame au Japon. Ils récoltent leur sésame de juillet à septembre, après l'avoir semé au début du printemps, en avril. Mais nous à Nagoya (températures assez similaires à celles de Bordeaux) nous avons environ deux  mois de décalage.

Aucun rapport mais grand bond en arrière sur un billet concernant l'aïl noir que j'avais écrit l'année dernière, en réponse à JP (je vous recommande la visite de son blog!):  la période de fermentation telle qu'elle est présentée sur les sites des producteurs n'est pas fixée au jour près. Elle se situe autour d'une trentaine de jours. Les têtes d'aïl sont installées dans des cageots à lattes espacées, ces cageots entassés les uns sur les autres dans des chambres de fermentation. Les gousses y sont maintenues pendant une certaine période à une température et une humidité élevées qui lancent la fermentation (en fait elles sont étuvées) puis celle-ci est achevée à température ambiante. Je précise ceci car j'ai lu il y a quelque temps sur un site censé être de référence en matière de cuisine que l'aïl noir provenait d'une fermentation dans l'eau de mer, ce qui est absolument erroné.


En partant du haut à gauche, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, l'évolution du changement de couleur et de maturation de la tête d'aïl. L'état intermédiaire est atteint après la première semaine, celle de l'étuvage. Le nom de la variété utilisée dans la région d'Aomori pour produire cet aïl noir est 'Fukuchi-white-roppen' autrement dit 'blanc de Fukuchi à six gousses'. Fukuchi est une région AOC.

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commentaires

azalees 14/01/2009 17:53

Merci vraiment pour le site en référence, on voit tout. Je pense que nous avons un climat comparable à Bordeaux , peut_être un peu plus humide.On avait déjà réussi les shisos..