Même lorsqu'on trouve des magasins de gros dans lesquels faire ses achats, il y a certains légumes qui ne sont jamais vendus en grosses
quantités. Parmi ceux-là, les épinards. Depuis que je suis arrivée au Japon, j'ai toujours la nostalgie de la purée d'épinards que je
mangeais chez mes grands-parents. Elle était présentée dans un grand plat creux avec une coupelle de sucre en poudre pour ceux qui voulaient atténuer un peu le râpeux en bouche des
épinards moulinés. Déjà à cette époque, c'était quelque chose que nous ne mangions que lorsque nous rentrions pour les vacances en France, car là où nous habitions, en Afrique, les épinards ne se
trouvaient probablement pas facilement.
Aujourd'hui j'ai passé environ 4 heures à désherber mon potager, remettre en forme les plates-bandes démolies par les récentes fortes pluies, planter de nouveaux légumes (des tomates,
des okura en particulier....).
ET j'ai cueilli les TROIS kilos d'épinards qui restaient (nous avions déjà consommé les deux-tiers de ceux que j'avais semés il y a quelque
temps). La photo ne vous en présente qu'une partie!
Alors...que vais-je faire avec tout ça??????Bien sûr, une petite purée me tente bien, mais je suis sûre que je serais la seule à l'apprécier.
Donc je vais faire des lasagnes, des épinards au sésame, en mettre dans de la soupe......essayer d'en congeler un peu pour voir si le résultat est consommable!
Ces jolies petites feuilles-là auront en tout cas échappé à mes copines les p'tites bêtes qui ont bien sûr fait leur apparition... Regardez ce que j'ai trouvé devant mon portail en partant ce
matin. Rien de moins que 3 variétés de chenilles différentes sur les branches de cerisiers!!!!!!!!!!
La flamme olympique a achevé son séjour au Japon, étape entre l'Australie et la Corée du Sud, avec un relais de 18,7km traversant la ville de
Nagano, site des Jeux Olympiques d'hiver de 1998.
(photo du journal Chunichi du 26 avril)
80 coureurs protégés par 3500 policiers ont réussi à terminer le parcours de 4 heures qui n'a pas manqué d'être perturbé comme un peu partout où
la flamme est passée depuis le début de son périple.
La préfecture de Nagano est mitoyenne de notre préfecture et le week-end dernier des associations pacifiques pro-tibétaines avaient organisé des manifestations à Nagoya qui, comme je vous l'avais
dit à l'occasion d'un billet sur mon quartier abrite l'unique temple tibétain du Japon Chan Ban Rin.
Le Japon avait refusé la massive présence des fameux gardes chinois, peu appréciée à Paris. Néanmoins, il y avait quand même deux Chinois juste derrière chaque
porteur successif de la flamme durant le relais. Mais on ne les appelle plus 'garde' ....... mais, emprunté à l'anglais, 'flame attendant', un bel
euphémisme certainement mais qui, combiné à leur tout petit nombre, devrait suffir à calmer les esprits.
'Flame attendant' est écrit en katakana et le mot 'attendant' lui-même utilisé en japonais fait plutôt penser
à ces jeunes femmes que l'on trouve à l'occasion d'événements tels les Salons de l'Automobile ou qui se charge de fournir des informations lors d'événements variés. Une image commodément pacifique
évoquée par un mot qui a l'avantage de ne pas galvauder le terme japonais qui désigne normalement la 'flamme olympique': sei-ka, 聖火, ou 'feu sacré'.
Cela fait déjà plusieurs fois que j'apprécie le passage de ses chansons sur les radios françaises et je l'ai mise sur ma liste de jeunes
artistes à faire connaître aux jeunes Japonais que je côtoie.
il s'agit de Berry qui vient de sortir son premier CD, intitulé "Mademoiselle". Originaire de la région de Poitiers, c'est par le théâtre et l'écriture qu'elle en est
venue à rejoindre les rangs des jeunes chanteurs français prometteurs.
La chanson éponyme, "Mademoiselle":
"Le bonheur":
Des textes bien écrits et des mélodies qui, j'en suis sûre, vont emballer les étudiants. En effet, l'expérience montre qu'ils apprécient
beaucoup ce style de chansons qui correspond à une certaine image qu'ils se font de la France. Je ne sais pas si certains d'entre vous ont déjà eu cette expérience, mais toutes mes tentatives de
faire écouter en classe du rap ou du rock ont été plutôt des échecs, alors que les vieux tubes des années 60-70 qui font les délices des publicitaires japonais et ceux de la nouvelle chanson
française sont promis à un succès garanti.
C'est le printemps et les nouveaux blogs fleurissent...Si vous voulez lire les commentaires et les réactions d'une consommatrice avertie
rendez-vous sur ce blog. Encore tout neuf mais la pipelette ayant de l'esprit, il ne va pas manquer de nous régaler.